image youtube ITW ecoconception

L’économie circulaire : économie de fonctionnalité & écoconception

Dans le cadre du Groupe de Travail Accompagner et Construire les Achats Responsables (ACAR), au sein de l’Association du CESA Achats & Supply Chain, nous vous proposons une série de vidéos développant les thèmes principaux traités dans notre guide sur les Achats Responsables et Durables.

Walter Stahel a défini l’économie de fonctionnalité comme visant à optimiser l’utilisation – ou la fonction – des biens et services, en se concentrant sur la gestion des richesses existantes, sous la forme de produits, de connaissances ou encore de capital naturel. L’objectif économique est de créer une valeur d’usage la plus élevée possible pendant le plus longtemps possible, tout en consommant le moins de ressources matérielles et d’énergie possible. Le but étant ainsi d’atteindre une meilleure compétitivité et une augmentation des revenus des entreprises.

Afin d’apporter un première éclairage à cette question, regardons tout d’abord le cycle du coût de modification de conception d’un produit. Une démarche multi étapes et multicritères.

 Force est de constater que plus les innovations potentielles arrivent tôt dans le cycle, moins elles coûtent chères  à l’entreprise.

L’écoconception, c’est concevoir un bien ou un service plus respectueux de l’environnement.

Dans cette véritable refonte de la façon de concevoir, l’acheteur a pleinement sa place et est un pilier, au même titre que les équipes techniques, dès les origines du processus afin d’en maximiser les effets.

Que cela soit dans sa capacité à orienter les besoins des prescripteurs internes, sa connaissance des « éco-marchés » fournisseurs, ou sa gestion contractuelle pouvant influencer positivement la démarche..

2 courts exemples :

-Le premier est le concept Renault EOLAB. Le gouvernement a lancé en 2014 un concours afin de créer « la voiture du futur » ne consommant qu’1L/100km.

Challenge qui a notamment été relevé grâce aux fournisseurs tels Saint Gobain, Michelin, Parrot qui ont apporté leur éco-innovation à ce concept.

-Autre exemple, la marque de textile « Puma » qui a lancé sa première gamme INCYCLE  la collection de textile certifiée Cradle to Cradle 100% biodégradable et recyclable. Le Compte de Résultat Environnemental 2010 de PUMA ayant révélé que 57% des impacts environnementaux de la marque étaient associés à la production de matières premières comme le cuir, le coton et le caoutchouc, => PUMA InCycle utilise notamment des polymères biodégradables, du polyester recyclable et du coton bio pour supprimer les pesticides, les engrais chimiques et autres produits chimiques dangereux.

De par son caractère récent et innovant, la contribution de l’acheteur aux démarches d’écoconception est un nouveau challenge passionnant pour ce dernier !

Pour aller un cran au-delà de l’Ecoconception, un nouveau concept est entrain d’émerger : L’Ecomaintenance. Le principe est relativement simple, intégrer dans la conception du produit des réflexions sur sa future maintenance sous deux axes majeurs :

  • Comment faciliter la maintenance du produit qui doit être facilement démontable ou réparable ? (ex : pour des machines outils, des capots qui peuvent s’ouvrir et se fermer sans outils)
  • Comment limiter les déchets issus de cette maintenance en créant notamment des sous ensembles plus petits (ex : carrosserie de voiture ou systèmes de pare chocs qui désormais ne sont souvent plus une seule pièce mais de nombreuses petites pièces qui peuvent se changer indépendamment les unes des autres).

 

0 réponses

Répondre

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *